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Vendredi 16 juillet, 21h

 

Eglise de Servance

 

L’homme nouveau

Le “Jeu” d’Adam de La Bassée

 

Solistes ensembles Discantus & Alla francesca / Brigitte Lesne

René Zosso, conteur

Brigitte Lesne, chant, harpe, percussions, direction

Vivabiancaluna Biffi, vièle, chant

Hélène Decarpignies, chant

Lucie Jolivet, chant

Michaël Grébil, luth et citres

Catherine Sergent, chant

Emmanuel Vistorky, chant

 

Benoît Colardelle, scénographie lumières

 

Le philosophe, théologien et poète Alain de Lille écrit au XII° siècle un vaste poème allégorique sur les Vices et les Vertus, méditation sur la création, le créateur, l'âme et la condition humaine. Nature, désireuse de racheter l'imperfection et la corruption de sa création terrestre, forme le projet de créer un Homme Nouveau, doté de toutes les perfections, qui triomphera des Vices infernaux et inaugurera un nouvel âge d'or sur terre. Avec l'aide des Vertus – notamment Prudence, Raison et Concorde, Théologie et Foi – et après avoir traversé l'espace jusqu'à la demeure céleste afin d'obtenir du Créateur l'âme parfaite, Nature parvient à ses fins. À l'image de la rose éternelle de son jardin, que l'hiver ne flétrit ni l'été n'assèche, elle forme à partir des quatre éléments le corps de l'homo novus : « une demeure de chair pure et incorruptible, où puisse entrer l'esprit céleste ». Ainsi peut s'accomplir l'association harmonieuse et merveilleuse du corps et de l'âme. Escorté par les Vertus célestes, l'Homme Nouveau pourra affronter et vaincre la cohorte des Vices infernaux qui s'abattent sur lui.

 

L'Anticlaudianus d'Alain de Lille, dont la renommée fleurira jusqu'à la Renaissance, inspire à la fin du XIII° siècle la plume d'Adam de la Bassée. Ce chanoine de la collégiale Saint-Pierre de Lille reconnaît, dans son prologue, cueillir quelques fleurs dans le jardin de l'excellent maître. Il prend en effet comme modèle l'Anticlaudianus, pour composer, dans les dernières années de sa vie, une nouvelle œuvre qu'il veut plus légère: le Ludus super Anticlaudianum. L'auteur réécrit à son goût le poème d'Alain de Lille, en l'abrégeant et en transformant sa structure métrique ; et pour alléger l'ouvrage, il choisit d'y insérer des interventions musicales, soit de sa propre composition, soit empruntées au répertoire de son temps – sacré et profane –. Il adapte ainsi un certain nombre de strophes destinées au chant sur des mélodies préexistantes, extraites de la liturgie ou appartenant au répertoire des trouvères.

 

Quelques années après sa rédaction, un clerc anonyme traduit le Ludus d'Adam de la Bassée du latin à la langue d'oïl, en le remaniant à son tour : « Dedans les vers ai voulu prendre ce que plus clair est à entendre... »

 

Des extraits choisis de cette version en langue vulgaire permettent à René Zosso, personnage rare, vielleux inclassable, chanteur-diseur reconnaissable entre tous, et aux solistes d'Alla francesca et Discantus, de redonner voix à Nature dans sa réflexion sur le désordre du monde, à Prudence qui traverse les cieux pour rencontrer Dieu, à ses sœurs les Vertus et enfin, à l'Homme Nouveau, qu’elles ont doté de toutes les qualités, et qu'elles arment pour l'âpre bataille contre les Vices qui surgissent en tourbillon depuis le gouffre infernal.

 

 

Réservation conseillée

18 €, 15 €, 5 € (jeune public), 12 € (adhérents Musique et mémoire)

 

 

                                                                                                                                                                                                  

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